Le blog de Jean-Marc Coppola

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vendredi 1 juin 2007

Meeting apéro : samedi 2 juin à 11h

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Marseille, le 25 mai 2007

Chère et cher camarade,

Vous connaissez les enjeux des législatives au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy qui recherche tous les pouvoirs – politique, économique, financier et médiatique. Il nous reste quelques jours pour faire grandir encore la mobilisation engagée dans la 5ème circonscription. Ces deux premières semaines de campagne ont permis un bon lancement, avec la diffusion de 20 000 exemplaires de la lettre de présentation des candidats, plusieurs points de rencontres, de débats avec un accueil intéressant. Nous avons un rôle particulier à jouer pour fédérer la volonté de résistance à Nicolas Sarkozy qui s’exprime. D’autant que, face à Muselier (UMP), Rouzaud (PRG) et Madrolle (ex VERT maintenant UDF-MODEM), je suis le seul à porter le NON à la constitution européenne. C’est pourquoi, je voudrais insister auprès de chacune et chacun d’entre vous pour assurer un grand succès au : Meeting apéro le samedi 2 juin à 11H00 au Foyer du peuple de Menpenti.

Après les initiatives publiques de la matinée, regrouper toutes et tous les militants avec les amis et les sympathisants dans un moment politique et convivial me paraît de bonne augure pour la dernière ligne droite de la campagne.

Je compte sur toi pour être présent ce jour et faire venir des amis, des voisins, et t’adresse mes salutations fraternelles.

Jean Marc Coppola, candidat de la Gauche populaire et antilibérale Avec Jean Noël Aqua, suppléant

mardi 29 mai 2007

La démocratie à l'heure du bipartisme ...

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Depuis le 21 mai dernier, date de l'ouverture officielle de la campagne des législatives, sur la 5ème circonscription 14 candidats se présentent et chacun a UN numéro de panneau attribué. Pour Jean-Marc Coppola et Jean-Noël Aqua c'est le panneau numéro 10. Or comme vous pouvez le constater sur les photos, voici la conception de la démocratie qu'ont les candidats UMP Renaud Muselier et PRG Antoine Rouzaud : TOUT POUR EUX et RIEN POUR LES AUTRES. C'est le bipartisme, la bipolarisation, ou plus simplement l'hégémonie. Outre le papier utilisé - voir les comptes de campagne de ces grands "démocrates"- c'est tout simplement la liberté d'expression qui est en cause. Seule éclaircie pour nous candidats de la gauche populaire et antilibérale, le panneau n° 10 résiste parfois, mais c'est tellement rare. Messieurs Muselier et Rouzaud craindraient-ils la concurrence ? Craindraient -ils le débat contradictoire au point de masquer les autres candidats ? Alors messieurs les candidats qui avez porté le OUI au TCE, plutôt que de censurer le SEUL candidat de gauche de la circonscription dont le groupe à l'Assemblée nationale (groupe communiste) s'est opposé au traité constitutionnel européen que veut aujourd'hui imposer Nicolas Sarkozy en s'asseyant sur le référendum du 29 mai 2005, pourquoi ne pas accepter un débat sur les enjeux politiques du moment y compris sur l'Europe qui impose 80 % des lois que vote le Parlement français ? Ne fuyez pas le débat que je réclame et qui n'est manifestement pas relayé par la plupart des médias excepté le journal la Marseillaise. A moins que le résultat du NON qui a obtenu 60 % dans ces quartiers de Marseille ne vous gêne trop ?

vendredi 25 mai 2007

Débat avec Jean-Marc Coppola : Jeudi 31 mai

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Comment résister à la pensée unique de la droite ?

Quel espoir de changement à gauche ?

Quel sens pour une candidature communiste aux législatives ?

Jeudi 31 mai, 88 Bd Chave, 18h30

jeudi 24 mai 2007

Presse et pouvoir : quand TF1 s'allie à Sarkozy

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Laurent Solly, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, rejoindra à partir de mercredi le groupe Bouygues avant d'aller "en temps voulu" à la direction générale de la chaîne de télévision privée TF1, a annoncé le groupe de BTP et de communication.

"Laurent Solly arrive à la holding du groupe Bouygues à compter du 23 mai 2007. Il y effectuera un parcours d'intégration au sein du groupe", lit-on dans un communiqué publié mardi sur le site internet de Bouygues. "En temps voulu, en accord avec Martin Bouygues et Nonce Paolini, il rejoindra TF1 où il deviendra directeur à la direction générale. Ses missions seront définies à ce moment là", poursuit le communiqué.

Le Parti communiste français voit dans cette nomination une "présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien". "La toile du président de la République ne se tisse plus dans l'ombre, son réseau notamment au sein de grands moyens d'information se construit désormais au grand jour", accuse mardi dans un communiqué Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

A ses yeux, Nicolas Sarkozy "se fixe comme objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d'anesthésier l'opinion publique en contrôlant les grands moyens d'information".

PARIS (Reuters)

mercredi 23 mai 2007

Michael Moore et le système de santé américain

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Victor G. Rodwin, spécialiste des systèmes de soins américain et français Vices et vertus du système de santé américain

e réalisateur Michael Moore montre pour la première fois à Cannes Sicko, documentaire sur les inégalités du système de soins aux Etats-Unis. Qu’en est-il réellement ? Victor G. Rodwin, spécialiste des systèmes américain et français, analyse le modèle outre-Atlantique.

Dans votre livre sur le système de soins français, vous essayez d’expliquer aux Américains qu’il y a du bon dans ce modèle. Ne craignez-vous pas d’aller à contre-courant ?

En dehors de la gastronomie et de la mode, la France n’est pas prise très au sérieux aux Etats-Unis. L’image qui vient tout de suite, en termes de politiques publiques, c’est la centralisation, les impôts élevés, une nation qui applique des politiques anachroniques à une époque où l’économie est mondialisée. Mais, en fait, il y a beaucoup à apprendre du système français.

Chez vous, quand on parle de réforme, c’est pour préserver la combinaison d’une assurance-maladie universelle et d’une médecine libérale. Tout le monde est couvert. Il y a un secteur public et un secteur privé. L’architecture du système est assez bonne. Le problème, c’est comment mieux le gérer pour assurer une meilleure qualité des soins et une meilleure intégration des services entre les hôpitaux, les cliniques et la médecine de ville... Aux Etats-Unis, quand nous parlons de réformer le système de santé, c’est parce que le nombre de personnes n’ayant pas d’assurance-maladie ne cesse de croître, et la qualité des soins est très inégale.

Comment décrire le système américain ? C’est un système extraordinairement pluraliste et décentralisé. L’Etat fédéral, en partenariat avec les Etats, couvre les gros risques : les personnes âgées, les handicapés lourds, les pauvres. Certains conservateurs diraient que nous avons en fait un système de couverture universelle dans la mesure où tout le monde est couvert à condition de devenir pauvre...

Il n’y a pas un système obligatoire qui couvre toute la population. On n’est pas automatiquement couvert : cela, c’est inconcevable pour un Français. Mais c’est la logique d’un système organisé autour d’une industrie d’assurances privées, financées sur la base de primes actuarielles.

Prenons un exemple. Un Américain a une bronchite : que fait-il ?

Cela dépend de son âge, de ses revenus et de son éventuel employeur. S’il s’agit d’une personne âgée de plus de 65 ans, elle bénéficie du système Medicare. Ce système ressemble à l’assurance-maladie en France, sauf qu’il y a des forfaits avant d’être remboursé et que le ticket modérateur est plus élevé qu’en France. S’il s’agit d’un malade qui vit sous le seuil de pauvreté, il a droit au système Medicaid. Celui-ci varie d’un Etat à l’autre et bénéficie à environ 40 millions d’Américains. Il couvre à peu près tout, mais paie très mal les médecins. Pour eux, il n’y a guère d’avantages à prendre ces patients dans leurs cabinets libéraux sauf à multiplier les actes.

A New York, la consultation Medicaid est d’environ 20 dollars. Alors que, si le médecin soigne une personne âgée, il touche 100 dollars. C’est une inégalité frappante. Puisque ce malade sait qu’il aura beaucoup de mal à se faire soigner en cabinet libéral, il se rend aux urgences ou aux consultations externes d’un hôpital à but non lucratif privé ou d’un hôpital public. Et là, il attend plusieurs heures pour être soigné.

Qu’en est-il de la majorité des Américains ?

Ils disposent d’une assurance privée, qui leur est offerte par leur employeur. C’est le cas de 58 % des Américains. Les prestations varient d’une assurance à l’autre. Les gros employeurs proposent en général de meilleurs systèmes de couverture. Une très faible minorité des assurés (moins de 3 %) bénéficie d’un système comparable au vôtre, où le patient peut aller consulter n’importe quel médecin pour n’importe quelle raison et se faire rembourser.

De manière globale, il faut bien comprendre qu’il n’existe pas de prix uniforme pour la consultation. Cela dépend de l’endroit où l’on habite. A New York, c’est plus cher. Si vous allez voir un médecin spécialisé en médecine interne, vous payez 100 dollars minimum. Dans le cadre du système Medicare, les personnes de plus de 65 ans sont remboursées à hauteur de 70-80 %. Le prix de la consultation n’est pas fixé par une négociation annuelle entre les groupes de médecins et l’Etat comme en France. Il suit des procédures extrêmement techniques. Une commission nationale remet ses propositions chaque année au ministre de la santé.

Et il y a les fameuses HMO... Les Health Maintenance Organisations ("organisations d’entretien de la santé") sont des centres de santé où les malades vont directement consulter. Ils ne versent qu’un ticket modérateur. Mais ils sont contraints de ne voir que les médecins du HMO, sauf s’ils acceptent de payer plus. 70 % des HMO, appelées aujourd’hui "managed care organizations", sont privées à but lucratif. Les Etats-Unis sont le seul pays qui ait un secteur aussi important de fournisseurs de soins cotés en Bourse.

Les Américains acceptent donc un système n’offrant pas la liberté du choix...

Chez vous, tout le monde est couvert par le même système d’assurance-maladie. Chez nous, parmi les gens couverts par leur employeur, la liberté de choix de l’assureur est considérable, mais presque 20 % de la population n’est pas couverte.

Qui sont ces non-assurés ? La plupart sont des employés qui ont des petits salaires, des "working poor". Ils travaillent dans de petites entreprises qui ne peuvent pas payer les primes d’assurance-maladie pour eux. La durée moyenne pendant laquelle une personne reste sans assurance est de deux ans. Ensuite, soit elle trouve un emploi pourvu d’une assurance, soit elle devient si pauvre qu’elle peut être couverte par Medicaid. Une étude du National Institute of Medicine a montré que le risque de mortalité chez les non assurés est de 25 % plus élevé que chez les assurés.

Mais s’il s’agit d’une question de vie ou de mort, même les hôpitaux privés sont contraints de "stabiliser" le patient. Ils ne sont pas obligés de pratiquer des actes autres que ceux qui peuvent maintenir la survie. Mais ils doivent stabiliser le malade avant de l’envoyer à l’hôpital public.

Qui paie dans ce cas ? L’hôpital public prend ces dépenses sur son budget, qui est financé par les collectivités locales. Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’hôpital public dans tous les comtés des Etats-Unis, seulement dans les grandes villes.

Comment expliquez-vous que les Etats-Unis dépensent plus qu’en France pour la santé avec 46 millions de non-assurés ?

Oui, nous affectons près de 16 % de notre PIB aux dépenses de santé, alors que les Français dépensent autour de 10 %. Mais les prix de tous les biens et services dans le secteur de la santé sont beaucoup plus élevés chez nous, y compris les salaires du personnel médical et infirmier. L’intensité des soins est aussi plus élevée. Nous avons plus d’infirmières par lit que vous ; plus de technologies lourdes et coûteuses, par exemple les IRM. En outre, nous dépensons beaucoup plus en frais administratifs puisque nous avons des centaines d’assurances différentes : chacune exige des protocoles de remboursement et de vérification différents.

Notre système génère donc pas mal de gaspillage, mais nous sommes cependant un laboratoire pour le reste du monde. De nombreux systèmes américains de gestion des services de santé ont été repris ailleurs. Le système de mesure de l’activité hospitalière (output) par exemple. Comment évaluer ce que fait l’hôpital, la gravité des maladies soignées ? Par un indicateur qui s’appelle le DRG (Diagnosis-Related Group). Il a été repris dans la plupart des pays du monde.

Les médecins sont donc mieux payés qu’en France ? Beaucoup mieux. Mais, en échange, ils ont accepté une perte d’autonomie. Ils sont soumis à l’intervention permanente des multiples payeurs, qui peuvent demander aux médecins et à l’hôpital de rendre des comptes sur la raison pour laquelle ils ont ordonné tel ou tel traitement. Ils doivent défendre les soins qu’ils ont mis en place pour le malade. Vous commencez, du reste, à connaître ce phénomène en France.

Ils gagnent beaucoup plus, mais ils ont aussi beaucoup plus de frais. Ils doivent rembourser leurs emprunts à la faculté de médecine, payer leurs primes d’assurance pour erreur médicale, et les frais administratifs pour gérer les payeurs. La médecine à l’acte est devenue encore plus anachronique qu’en France. Il est rare de pratiquer seul en cabinet libéral aux Etats-Unis.

Quelles sont les perspectives de réforme aux Etats-Unis ? Il faudrait arriver à généraliser Medicare à toute la population. Mais le secteur d’assurance-maladie privée s’oppose à la mise en place d’un système national. Aux Etats-Unis, nous avons encore un problème d’accès aux soins. En France, il a été résolu pour les soins primaires et les services des généralistes. Mais l’accès à des services de spécialistes de qualité est assez inégal. Il y a d’énormes disparités d’un département à l’autre. Cela peut aller de 1 à 10, par exemple pour le taux d’angioplasties, de pontages coronariens ou de remplacements de la hanche. C’est le grand enjeu de l’avenir : rendre accessibles à tous les soins de grande qualité.

Victor G. Rodwin est professeur en économie et gestion des services de santé à la Wagner School of Public Service de la New York University. Il vient de publier aux Etats-Unis Universal Health Insurance, How Sustainable ? Essays on the French Healthcare System.

Propos recueillis par Corine Lesnes

lundi 21 mai 2007

Marseille: 400 manifestants contre la fermeture de la raffinerie Saint-Louis

Quelque 400 personnes ont manifesté lundi matin à Marseille pour protester contre la fermeture prévue de l'activité de raffinage à l'usine Saint-Louis Sucre de Marseille, qui se traduira par la suppression de la moitié des 240 emplois, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette manifestation, qui a rassemblé des salariés de Saint-Louis Sucre, en grève pour la journée, des agents du Port autonome de Marseille (PAM), des dockers ainsi que des élus socialistes et communistes, s'est déroulée dans le calme. Partis de l'usine située dans la 15e arrondissement, les manifestants se sont rendus au pied du silo à sucre du PAM, où sont déchargés les bateaux transportant le sucre. Représentants syndicaux et élus ont alors tour à tour pris la parole. "L'arrêt de l'activité raffinage ne se justifie pas économiquement. De plus, sans cette activité, un fort risque pèserait sur l'activité conditionnement", a dénoncé Alain Aguila, secrétaire CGT de l'usine Saint-Louis. Le député PCF et maire de l'arrondissement Frédéric Dutoit a pour sa part lancé "un défi" à Nicolas Sarkozy: "Vous êtes allé rencontrer les salariés d'EADS à Toulouse, pourquoi ne viendriez-vous pas ici pour dire que Saint-Louis, avec ses 240 emplois directs et 1000 induits, mérite autant l'implication de l'Etat ?". Saint-Louis Sucre - propriété depuis 2001 du premier sucrier mondial, l'allemand Südzucker - a décidé de cesser le 1er octobre 2008 le raffinage de sucre de canne sur son site marseillais, qui conservera toutefois l'activité de conditionnement. L'usine est installée depuis 150 ans dans le quartier Saint-Louis qui lui a donné son nom.

Le vote du 10 juin pésera lourd pour l'avenir de l'Europe

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Tribune de Francis Wurtz en pièce jointe de ce billet

samedi 19 mai 2007

Respecter la mémoire de Guy Môquet :

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Communiqué de presse de Jean-Marc Coppola

Nicolas Sarkozy envisage-t-il de reprendre le programme du Conseil National de la Résistance et de nommer des ministres communistes comme ce fut le cas en 1945 ?

Les communistes sont les seuls auxquels il ne l’a pas proposé, et pour cause : nous n’accepterions pas. Peut-être est-ce la symbolique visée par sa démarche à l’égard de Guy Môquet.

Mais il ne faudrait pas que le Président de la République se comporte comme se comportait le candidat Sarkozy. Il ne peut instrumentaliser la mémoire d’un homme dont les idéaux étaient totalement opposés aux siens. Les choses n’ont désormais plus tout à fait le même sens.

Que la lettre de Guy Môquet soit lue dans les écoles, ce ne peut être qu’une bonne chose. A condition de dire qui était ce jeune homme, quelle était son histoire et pour quoi il combattait. Elle appartient à la mémoire collective de notre peuple, à la mémoire nationale ; Elle participe de la grandeur de la France.

Mais une telle décision ne doit pas procéder d’une volonté unilatérale, mais plutôt d’un véritable travail collectif dans lequel tout le monde puisse se sentir respecté.

Jean-Marc Coppola Secrétaire départemental des Bouches du Rhône du PCF Membre du Conseil national du PCF La lettre de Guy Môquet à la veille de sa mise à mort

"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant.

Courage ! Votre Guy qui vous aime.

Guy

Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !" =====================================================

Guy Môquet, jeune figure de la Résistance contre l’occupation

Guy Môquet était le fils du député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste français ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté en Algérie. Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du parti communiste. À la fin de l’été 1940, il est intégré dans le dispositif clandestin du parti.

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l’occupation de Paris par les Allemands et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l’Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu’il révèle les noms des amis de son père.

Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d’autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.

Le ministre de l’Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes "pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français" : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s’y appuient, refusent qu’on leur bande les yeux et donnent leur vie en s’écriant "vive la France". Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00.

Avant d’être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours

vendredi 18 mai 2007

Pour ancrer la politique à gauche !

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Pour redonner ses couleurs à la gauche, le parti communiste soutient des candidatures populaires et antilibérales ! Pour ancrer la gauche sur le partage des richesses, des pouvoirs et des connaissances, soutenez la candidature de Jean-Marc Coppola et Jean-Noël Aqua sur la 5ème circonscription.

tract d'entrée en campagne en pièce jointe

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