Secrétaire départemental des Bouches du Rhône du PCF Président du groupe communiste et partenaires Région PACA.

20 septembre 2007

1- A quatre heures ce matin à l’Assemblée nationale, une forte majorité de députés UMP ont voté la quatrième loi en cinq ans contre les migrants.

Emmenés par le sombre député vauclusien Thierry Mariani, certainement trop influencé par son collègue d’Orange Bompart ex-FN, ces mêmes députés adoptent une batterie de mesures (sélection par la maîtrise de la langue, et par l’argent) dont un amendement ignoble instituant des tests ADN pour le rapprochement familial.

Outre que cet acte abject rappelle les heures les plus sombres de notre histoire (la collaboration de Vichy avec les nazis), cette loi instaure un système qui désigne les migrants comme des malades et des criminels. Des suspects, ou plutôt des coupables, avant tout. C’est l’organisation d’un nouveau fichier des migrants violant ainsi les lois sur la bioéthique en France.

L’acharnement de messieurs Mariani et Hortefeux rappelle celui de Fouquier-Tinville en d’autres temps. Ils fixent de nouveau le nombre de charrettes de condamnés, bien à l’abri dans leurs escarpins vernis.

2- Le même jour à sept heures du matin, à Marseille, la police expulse du territoire français une famille kosovare, pour satisfaire à l’objectif des quotas. Il est vrai que pour la droite, cette famille n’est ni friquée, ni people, ni licenciée es lettres, donc pas intégrable en France. Adieu le droit du sol, adieu le droit d’asile. Cette famille est partie pour fuir les violences subies (mère violée, maison incendiée…).

L’Europe, Sarkozy la convoque à son service quand il en a besoin (pour justifier les tests ADN) et la renvoie chez elle quand elle l’embarrasse !

Je m’élève contre cette loi et ces pratiques inhumaines, auxquelles on ne saurait s’habituer. Avec mes amis communistes, avec de nombreuses associations, je combats ce processus.

Certains croiront bon de jouer les raisonnables en expliquant que nous défendons l’indéfendable. Pour se donner bonne conscience. Nous défendons simplement la dignité humaine universelle. Celle des migrants et la nôtre. Nous ne laisserons pas la République Française devenir un pays de rafles et de lois xénophobes.

Combien de temps ces pratiques et ces actes vont se multiplier dans le silence et la complaisance assourdissant de beaucoup trop de monde, de beaucoup trop de responsables politiques ? Je n’entends pas assez de voix s’élever contre cette chasse à l’étranger, particulièrement à Marseille dont toute la culture, toute l’histoire est riche de la mixité, du métissage et du brassage des populations.

Marseille, le 20 septembre 2007

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